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Affichage des articles du mai, 2026

La correspondante de Virginia Evans

 


"Je me suis mise à écrire des lettres, et c'est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j'en écrivais une, j'en recevais une en retour. Cela surprend, mais j'ai découvert que la plupart des gens répondent. 
La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l'avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins." Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d'une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n'aspire qu'à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux. Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C.S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d'une femme multiple, dans un premier roman mordant.

Les chemins de Joseph de Anne Guglielmetti


 

2019. Département de l'Orne. Un village comme bien d'autres. Trois voix. Celle de Constance, 25 ans, revenue chez sa mère, après des années de silence. Constance qui a autrefois quitté brusquement ce trou provincial pour la capitale où elle n'a pas réussi à faire sa place. La voix de Wassim, médecin venu d'ailleurs, recruté pour pallier un "désert médical". Il est, dans ce paysage, une figure de l'étranger. Sa solitude est celle de tout exilé qui a dû fuir son pays et vit le deuil d'une partie de son existence. Joseph, lui, est l'enfant d'une campagne dont il connaît et chérit le moindre recoin. S'il n'y avait qu'elle (faune, flore...), tout irait bien. Mais il y a les autres. Sa solitude est peuplée des rêves et appels secrets de l'enfance.

Pour Anne Guglielmetti, l'écriture commence toujours par la rencontre avec un lieu. Les Chemins de Joseph ne fait pas exception à la règle. Avec, entre ciel et terre, des femmes et des hommes en quête de leur vérité.

La fille des embruns de Marie-Haude Mériguet


 

Au début de l’été 1967, un petit bourg breton est frappé par un drame. Victor Morel-Labat, l’homme le plus illustre du village, est retrouvé mort sur le chemin de la dune. Alors que les habitants se réunissent pour échafauder les premières hypothèses, la coupable semble déjà toute désignée : Ariane Garcini.

Depuis son arrivée, cette étrangère dérange. Parce qu’elle vient de la ville, qu’elle fume et qu’elle passe son temps à marcher sur la plage. Mais elle est aussi la dernière à avoir vu Victor vivant. Que cache réellement celle que tout le monde surnomme « la Fille des embruns » ?