La correspondante de Virginia Evans
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2019. Département de l'Orne. Un village comme bien d'autres. Trois voix. Celle de Constance, 25 ans, revenue chez sa mère, après des années de silence. Constance qui a autrefois quitté brusquement ce trou provincial pour la capitale où elle n'a pas réussi à faire sa place. La voix de Wassim, médecin venu d'ailleurs, recruté pour pallier un "désert médical". Il est, dans ce paysage, une figure de l'étranger. Sa solitude est celle de tout exilé qui a dû fuir son pays et vit le deuil d'une partie de son existence. Joseph, lui, est l'enfant d'une campagne dont il connaît et chérit le moindre recoin. S'il n'y avait qu'elle (faune, flore...), tout irait bien. Mais il y a les autres. Sa solitude est peuplée des rêves et appels secrets de l'enfance.
Pour Anne Guglielmetti, l'écriture commence toujours par la rencontre avec un lieu. Les Chemins de Joseph ne fait pas exception à la règle. Avec, entre ciel et terre, des femmes et des hommes en quête de leur vérité.
Au début de l’été 1967, un petit bourg breton est frappé par un drame. Victor Morel-Labat, l’homme le plus illustre du village, est retrouvé mort sur le chemin de la dune. Alors que les habitants se réunissent pour échafauder les premières hypothèses, la coupable semble déjà toute désignée : Ariane Garcini.
Depuis son arrivée, cette étrangère dérange. Parce qu’elle vient de la ville, qu’elle fume et qu’elle passe son temps à marcher sur la plage. Mais elle est aussi la dernière à avoir vu Victor vivant. Que cache réellement celle que tout le monde surnomme « la Fille des embruns » ?
« Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille ? L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu. Qu’il m’attendait. » Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout. Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël. S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter ?
Kari Voss, brillante comportementaliste spécialiste du langage corporel, travaille avec la police d’Oslo. Dévastée par la disparition de son fils sept ans plus tôt, elle s’est plongée dans sa vie professionnelle pour avancer. Pourtant sa douleur est ravivée quand deux adolescentes sont assassinées dans une maison de vacances au bord d’un fjord. Eva et Hedda étaient les meilleures amies du fils de Kari. Le suspect, Jesper, à l’époque un petit garçon timide, était le quatrième de leur bande. Il a avoué. Par son métier, par son instinct, Kari est celle qui voit ce que les autres ne voient pas. Dans cette affaire, les parents, les amis, les voisins, les victimes même semblent avoir quelque chose à cacher. Malgré les preuves accablantes, Kari est persuadée que l’histoire est bien différente de la version officielle, et, seule contre tous, elle va tenter de le prouver. Car ici, tout le monde ment…
2012. Trois décennies ont passé. Le mystère reste entier. Helgi, jeune criminologue à Reykjavík, se penche sur ces affaires non résolues. Une enquête tortueuse qui viendra rouvrir de vieilles blessures et lever le voile sur de sombres réalités.