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La correspondante de Virginia Evans

 


"Je me suis mise à écrire des lettres, et c'est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j'en écrivais une, j'en recevais une en retour. Cela surprend, mais j'ai découvert que la plupart des gens répondent. 
La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l'avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins." Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d'une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n'aspire qu'à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux. Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C.S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d'une femme multiple, dans un premier roman mordant.

Les chemins de Joseph de Anne Guglielmetti


 

2019. Département de l'Orne. Un village comme bien d'autres. Trois voix. Celle de Constance, 25 ans, revenue chez sa mère, après des années de silence. Constance qui a autrefois quitté brusquement ce trou provincial pour la capitale où elle n'a pas réussi à faire sa place. La voix de Wassim, médecin venu d'ailleurs, recruté pour pallier un "désert médical". Il est, dans ce paysage, une figure de l'étranger. Sa solitude est celle de tout exilé qui a dû fuir son pays et vit le deuil d'une partie de son existence. Joseph, lui, est l'enfant d'une campagne dont il connaît et chérit le moindre recoin. S'il n'y avait qu'elle (faune, flore...), tout irait bien. Mais il y a les autres. Sa solitude est peuplée des rêves et appels secrets de l'enfance.

Pour Anne Guglielmetti, l'écriture commence toujours par la rencontre avec un lieu. Les Chemins de Joseph ne fait pas exception à la règle. Avec, entre ciel et terre, des femmes et des hommes en quête de leur vérité.

La fille des embruns de Marie-Haude Mériguet


 

Au début de l’été 1967, un petit bourg breton est frappé par un drame. Victor Morel-Labat, l’homme le plus illustre du village, est retrouvé mort sur le chemin de la dune. Alors que les habitants se réunissent pour échafauder les premières hypothèses, la coupable semble déjà toute désignée : Ariane Garcini.

Depuis son arrivée, cette étrangère dérange. Parce qu’elle vient de la ville, qu’elle fume et qu’elle passe son temps à marcher sur la plage. Mais elle est aussi la dernière à avoir vu Victor vivant. Que cache réellement celle que tout le monde surnomme « la Fille des embruns » ?

Spécimen de Pauline Clavière

 


« Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille ? L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu. Qu’il m’attendait. » Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout. Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël. S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter ?

Ici de Johana Gustawsson


 

Kari Voss, brillante comportementaliste spécialiste du langage corporel, travaille avec la police d’Oslo. Dévastée par la disparition de son fils sept ans plus tôt, elle s’est plongée dans sa vie professionnelle pour avancer. Pourtant sa douleur est ravivée quand deux adolescentes sont assassinées dans une maison de vacances au bord d’un fjord. Eva et Hedda étaient les meilleures amies du fils de Kari. Le suspect, Jesper, à l’époque un petit garçon timide, était le quatrième de leur bande. Il a avoué. Par son métier, par son instinct, Kari est celle qui voit ce que les autres ne voient pas. Dans cette affaire, les parents, les amis, les voisins, les victimes même semblent avoir quelque chose à cacher. Malgré les preuves accablantes, Kari est persuadée que l’histoire est bien différente de la version officielle, et, seule contre tous, elle va tenter de le prouver. Car ici, tout le monde ment…

celles qui ne dorment pas de Dolores de Redondo


Fin février 2020, lors de fouilles dans le gouffre de Legarrea en Navarre, Nash Elizondo, psychologue médico-légale, et son équipe de chercheurs découvrent à cinquante mètres de profondeur une dépouille de brebis, une guirlande de minuscules roses desséchées et le corps d'une jeune fille : Andrea Dancur, portée disparue depuis trois ans. Parmi ses proches, chacun a quelque chose à cacher, et la silhouette menaçante du grand-père fait obstacle aux confidences. Mêlant approche scientifique et sensibilité aux croyances et aux légendes locales, Nash entame une enquête discrète, soutenue par Amaia Salazar, désormais inspectrice de la Police forale de Navarre. Mais l'annonce du confinement ne va pas lui faciliter la tâche.
 

Le Désir dans la cage de Alissa Wenz

 


Paris, 1865. Dans l’appartement des Bonis, personne ne touche au piano. Pourtant à sept ans, Mélanie s’y aventure seule, tente, apprend. Bientôt elle entre au Conservatoire, côtoie Debussy, Satie, signe ses premières composition Mel - un prénom d’homme - et rencontre le chanteur Amédée-Louis Hettich. Ensemble, ils créent. Plus que tout, ils s’aiment. Mais les parents de Mélanie préfèrent pour elle un mariage avec un industriel fortuné. Un siècle nouveau recouvre l’ancien ; Mel se débat, court, ment, souffre, s’obstine entre raison et passion. Et jusqu’à son dernier souffle, invente sa musique.

La mort en blanc de Ragnar Jonasson


 1983. Un ancien sanatorium à Akureyri, petite ville du nord de l'Islande, est le théâtre d'un drame : une infirmière est retrouvée assassinée, les deux doigts d'une main sectionnés. Quelques jours plus tard, le corps sans vie du médecin en chef est découvert au pied du bâtiment.

2012. Trois décennies ont passé. Le mystère reste entier. Helgi, jeune criminologue à Reykjavík, se penche sur ces affaires non résolues. Une enquête tortueuse qui viendra rouvrir de vieilles blessures et lever le voile sur de sombres réalités.

Le poids des secrets de Aki Shimazaki

 



Yukiko et Yukio se sont connus à Tokyo lorsqu’ils étaient enfants. Tout au long de la première moitié du XXe siècle, entre Tokyo et Nagasaki, des vies, aux prises avec l’histoire, s’entremêlent à leur destin. Et ce sont autant de personnages qui, au fil des romans Tsubaki, Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa et Hotaru, vont se débattre pour retrouver la vérité et la liberté.

Chimère de Julie Wolkenstein


 Une chimère, c'est une créature imaginaire composée de parties disparates. Par exemple : une histoire policière racontée par cinq femmes, sur une playlist italo-disco.