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Jardin d'été de Kazumi Yumoto


 Au printemps à Kobe, trois amis en dernière année de primaire forment un trio inséparable. Ils osent s'avouer leur peur la plus secrète : celle de mourir. Pour percer le mystère de l'au-delà, ils espionnent un voisin âgé, vivant en ermite, dont ils soupçonnent la mort prochaine. Quand ce dernier s'en aperçoit, il les chasse avant de se demander s'il ne les mettrait pas à profit pour reconstruire son jardin et peut-être sa propre vie. De là naitra une amitié qui bouleversera le dernier été de leur enfance.


Malicieux et lumineux roman d'apprentissage, Jardin d'été conte une poignante sortie de l'enfance où la conscience de la mort donne le goût de la vie.

Le sang des nôtres de Emmanuel Grand

 


Dans le Jura, la famille Varin règne sur un empire industriel dont le prestige et la discrétion n’ont jamais été démentis. Mais lorsque ressurgit la trace de Camille, la belle-fille du grand patron, disparue cinq ans plus tôt en Inde, les certitudes vacillent.

Chargée de reprendre l’enquête, la capitaine Saliha Bouazem se retrouve au coeur d’un clan où rivalités et ambitions sont étouffées. À ses côtés, Erik Buchmeyer, ex-capitaine déchu, remonte une piste qui dérange autant qu’elle menace.

Quand le sang lie, il peut aussi condamner.

Atelier 4 de Hélène Gestern


 Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle. Décès accidentel ? Suicide ? Mort provoquée ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée ? Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur. Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme). Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens. Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires. Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.

Ghost stories de Siri Hustvedt




 Dans Ghost Stories, d'une intimité rare, Siri Hustvedt se livre pour la première fois sur le grand amour de sa vie, Paul Auster. Elle y célèbre leur longue et magnifique vie à deux, et nous plonge dans les recoins les plus secrets de leur mythique couple d'écrivains new-yorkais. Ghost Stories est aussi la chronique de la disparition de l'être aimé, convoquant souvenirs, lectures et traces écrites - autant de tentatives pour affronter l'absence, et accueillir les signes de l'au-delà. Un époustouflant livre d'amour et de deuil qui nous offre une boussole pour que nous restions liés à tous ceux que nous avons perdus trop tôt.

Sainte Emmerderesse de Audrey Alwett


 

La narratrice donne le ton. Avec une plume acérée et un style foisonnant, le premier roman d'Audrey Alwett suit quatre personnages qui vont œuvrer main dans la main pour faire renaître de ses cendres une sainte moqueuse, jeune protégée de Madame de Maintenon. Ce quatuor, en apparence mal assorti, est constitué d'un jeune pompier, d'une aide-soignante dévalorisée, d'une autrice lesbienne germano-algérienne, et d'un vieux médecin juif athée. Leurs aventures hautes en couleur embarquent le lecteur dans un coin de Normandie pétri de racisme et d'homophobie, où le retour de sainte Emmerderesse pourrait faire bouger les lignes.

Qui n'a jamais été spolié ? Humilié ? De sa plume savoureuse et piquante, Audrey Alwett signe la revanche des pauvres filles en faisant renaître de ses cendres une sainte malicieuse.
Sainte Emmerderesse est l'aventure folle d'un projet qui échappe à ses créateurs. Impertinent et irrésistible, elle nous invite à un vivre-ensemble joyeux et trépidant. Un premier roman corrosif qui se dévore.

L'enfant du vent des Féroé de Aurélien Gautherie


 Un drame familial sous le toit d’un modeste pêcheur illustre à quel point les humains sont les jouets des vents qui cinglent l’archipel.

Îles Féroé, 1902. Dès sa naissance, la petite Anna semble chétive, comme pour donner raison à sa mère, Olga, qui s’est inquiétée durant toute sa grossesse d’un problème qu’elle pressentait et que le médecin donnait pour imaginaire. Le père, Jonas, un modeste pêcheur, aime sa première-née aveuglément tandis qu’Olga est assaillie de sentiments plus ambiva­lents – elle apprécie d’autant plus l’aide que sa belle-sœur apporte sans compter au jeune ménage.

Îles Féroé, 1953 : Jonas sent que la fin est proche, mais il veut tenir quelques heures encore, afin de s’éteindre le même jour que sa fille adorée, puisque c’est ce jour-là qu’il est mort au-dedans.

Pour raconter ce drame familial, les objets du quotidien ainsi que la petite ville où il se déroule prennent la parole. Et quand les hommes et les choses se taisent, ce sont les vents qui racontent, dans le ressac de vers libres qui élèvent Anna au rang d’héroïne de tragédie.

Dans la jungle de Adeline Dieudonné

 


Une jolie villa dans le Brabant wallon, l'été à la mer, l'hiver au ski, deux enfants : Aurélie et Arnaud se sont construit une vie qui leur ressemble. Pourtant, un soir d'été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider.
Adeline Dieudonné rembobine le film de l'histoire de ce couple, du premier regard à la mise en place d'un quotidien bourgeois. À chaque étape, la mécanique prend forme sous nos yeux, insidieuse, inéluctable.
Chronique d'une mise à mort annoncée, ce roman haletant nous entraîne au cœur de la bourgeoisie belge, où il est courant de tutoyer son banquier et où la violence se dissimule derrière les façades de briques blanches.

La colline de Mathilde Beaussault

 


Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang.
Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine.
Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé.

Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité.


Le Calamity club de Kathryn Stockett




 

Enfermée dans un orphelinat, Meg, 11 ans se bat chaque jour contre la cruelle directrice des lieux.

Birdie est chargée par sa famille, ruinée, d'aller retrouver sa soeur récemment mariée à un riche banquier.

Charlie est internée de force dans un asile, et semble prête à tout pour récupérer l'honneur et la fille qu'on lui a enlevés.

Trois vies qui vont s'unir. Trois destins qui rencontrent celui de femmes hors la loi, décidées à refuser la misère. En ces temps de prohibition où règne l'hypocrisie, tout peut avoir des conséquences dangereuses...


Une unique lueur de Fred Vargas

 


- Vous avez regardé les photos, Danglard ? De la scène du crime ? demanda Adamsberg. - Cela va de soi. - Et donc ? Cela vous dit quelque chose ? Parce qu'à moi, oui. - Tiens. Et cela vous raconte quoi ? - Mais justement, rien. C'est quelque chose que je ne sais pas alors que cela me dit quelque chose. Donc ? - Aucune idée. - Faites un effort, nom d'un chien. - Désolé, commissaire, dit Danglard avec une pointe d'indifférence. - Bien. Réunion plénière dans quinze minutes. Il nous faut comprendre. - Comprendre quoi ? - Mais le quelque chose, commandant. On commence par là.